"C'est pas nous, c'est la Grèce !" (Ben Bernanke)

Publié le par Robert Willard

Bonjour cher lecteur,

 

Ces derniers temps les Américains se montrent très inquiets de ce qui se passe en Grèce. Ben Bernanke, notamment, a particulièrement insisté sur ce point lors de sa dernière conférence de Politique Monétaire.

 

Ben Bernanke, cher lecteur, est le président de la fameuse FED, la  Federal Reserve - l'équivalent (enfin, presque) étasunien de la Banque Centrale Européenne. Un des hommes dont les décision pèsent le plus lourd sur l'ensemble de l'économie mondiale.

 

Ben a peur que l'affaire grecque parte en sucette, et avec elle toute la Zoneuro, et par voie de conséquence toute l'économie de la planète - c'est-à-dire y compris celle des Etats-Unis (et tout son problème, de fait, est là, et seulement là). C'est pourquoi il exorte les autorités européennes à prendre les mesures les plus énergiques pour prévenir un défaut de paiement grec.

 

Son message est clair : LA menace, aujourd'hui, c'est la Grèce, vers laquelle il convient de concentrer toutes les attentions.

 

Car les Etats-Unis, eux, vont très bien, comme chacun sait. L'échec des plans de relance QE1 et QE2, pour lesquels Bernanke a imprimé 1850 MILLIARDS de nouveaux dollars - ne mérite pas qu'on s'en préocuppe.

 

Que cette montagne de faux billets n'ait relancé ni l'emploi, ni l'immobilier, ni la consommation, ni RIEN sinon les actifs boursier et, un temps, les cours du pétrole - n'est pas préoccupant.

 

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Que la dette fédérale américaine soit désormais au plafond de ce qu'autorise la constitution (1500 Mds$ to

 

ut de même), et pose un monumental problème menaçant de faire exploser le système de financement du domaine public entier, sous douze mois - n'est pas un problème véritablement digne d'attention.

 

Non, non, cher lecteur, le vrai gros soucis du monde aujourd'hui, c'est la GRECE et ses 240 Mds€ de PIB, pas les Etas-Unis (PIB : 14 000 Mds$).

 

Privatisons la Grèce (c'est à dire : vendons -la aux Chinois) et surtout continuons à acheter de la dette américaine (dont les Chinois ne veulent plus).

 

Sacré Ben !

 

Bob Willard

le 27/06/2011

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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