Europa delenda est

Publié le par Robert Willard

On dit des gens que c'est dans l'adversité qu'ils montrent leur vrai visage. Généralement, ceux qui se révèlent égoïstes, ou peu fiables, ou agressifs, ne sont pas très appréciés.

 

Normalement, on passe la majorité de son existence relativement calmement. Il semble non pertinent, statistiquement parlant, d'accorder trop d'importance au comportement des gens en situations de stress intense - puisque celles-ci ne se produisent que rarement.

 

Pourtant, c'est un des premiers critères de jugement que nous utilisons pour qualifier une relation : la capacité à rester généreux, aimable, de bonne compagnie - quels que soit le contexte et les épreuves rencontrées.

 

Nous avons besoin de gens fiables autour de nous. Les autres ne sont bons que pour faire la fête, mais on ne les inscrits pas dans sa "vraie" vie.

 

De même des institutions qui structurent notre société. Nous avons besoin de savoir qu'elles nous protégeront en cas de coup dur - protéger devant être entendu non pas au sens d'assister, mais au sens de permettre au citoyen de s'en sortir, le moins douloureusement possible, par ses propores moyens.

 

A l'aune de ce critère, que nous vaut donc l'Europe, à nous Français ?

 

Le Portugal vient de reconnaître officiellement qu'il allait avoir besoin de l'aide européenne (après avoir soutenu durant des mois qu'il n'en ferait rien - mais nous vous avions prévenus). L'Espagne vient de réviser à la baisse ses prévisions de croissance, et à la hausse ses prévisions de chômage. Elle appellera bientôt à l'aide elle-aussi, comptez-y.

 

Ces deux pays, après la Grèce et l'Irlande, vont nous coûter beaucoup d'argent. L'Europe les assiste - mais ne nous protège pas.

 

La révolution tunisienne a projeté en Italie une nuée de migrants, tel un volcan crachant ses scories. On s'attendrait plutôt à voir affluer en Tunisie "libérée" tout ou partie de sa diaspora, dans un grand élan de reconstruction enthousiaste. Mais apparemment bon nombre de Tunisiens ont l'intention de reconstruire leur pays depuis l'Italie.

 

Enfin : depuis la France, plus exactement.

 

Car ces émigrants visent la France. Les Italiens le savent bien, c'est pourquoi ils leur ont accordé généreusement des visas les autorisant à circuler en Europe, et donc à venir en France (et débarasser le plancher italien). Nous n'en voulons pas, mais nous les aurons quand même.

 

Notre déficit commercial a atteind un nouveau record le mois dernier.

 

Voyons voir : les pays européens inconséquents nous pompent notre épargne pour les renflouer, les  lois européennes nous obligent à accueillir des immigrants dont nous ne voulons pas, et le marché européen ruine notre industrie (à tout le moins, ne lui est d'aucune aide).

 

Manifestement, si l' Europe nous a peut-être donné des joies durant les années fastes - nous disons bien PEUT-ÊTRE, il est en revanche CERTAIN qu'elle reprend tout, et au centuple, durant cette période de crise.

 

Elle est bonne pour faire la fête, mais pas fiable pour un rond quand vient la mouise.

 

Fuyez-la.

 

 Europa delenda est.

 

Bob Willard

07/04/2011

 

 

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