Franc-mâçons : ni francs, ni mâçons, mais vraiment cons

Publié le par Robert Willard

Les choses bougent, décidemment, cher lecteur.

 

Hier notre cousin Alexandre a posté sur Face Book une interview

 

 

de Guy Arcizet, grand maître du grand orient de France (que de "grand" dans cet intitulé, si mal à propos : pour la peine, nous omettons volontairement toutes les majuscules).

 

Pour résumer, l'intervieweur Ménard, grande gueule journalistique patentée, a tenté de faire reconnaître à son invité que, tout de même, la France était encore une terre majoritairement chrétienne, et qu'il n'y avait rien de choquant, donc, à voir des responsables politiques manifester leur attachement, sinon leur appartenance, à cette obédience.

 

Le sujet était prometteur, et l'attaque d'ouverture de Ménard d'une virulence réjouissante.

 

Hélàs Ménard n'a pas été à la hauteur. Il s'est fait rouler comme un bleu par son interlocuteur (qui ne s'est jamais départi d'un petit sourire douceâtre et horripilant à souhait, belle réussite de provocation passive).

 

Ainsi lorsque Ménard évoque la majorité chrétienne de France, comme justification à une forme de tolérance particulière aux éventuelles démonstrations connotées d'hommes politiques, Arcizet réplique, en se raidissant, tout sourire soudain disparu : qu'"il faut surtout défendre les racines qui ne sont pas les notres" (c.f. 2'35'') d'une part, que la majorité chrétienne est "pesante" pour les autres confessions (musulmanes et juives, c.f. 4'30'') et que ces dernières ont, tout autant, "droit au dialogue" - d'autre part. 

 

En moins de deux minutes, ce triste individu nous apprend que son intérêt va SURTOUT pour les racines ETRANGERES, parce qu'elles sont étrangères (comme l'a parfaitement résumé Alexandre : TOUT est donc préférable à NOS racines), d'une part ; et d'autre part,qu'il n'accorde aucune valeur à la notion de majorité pour ce qui touche à la chrétienté, qui non seulement n'a pas en l'occurence de légitimité, mais est un poids (sous-entendu, une agression devant être combattue) pour les minorités.

 

Dans le même temps, il ramène sans sourciller sur un même plan l'influence chrétienne, barbare, celte et musulmane quant aux fondements culturels de notre pays - ce que même ma fille de sept ans n' avalerait pas (en tout cas pas sans de violents hoquets).

 

Il y avait là cent fois matière à ratatiner  ce petit binoclard suffisant, qui est allé jusqu'à prétendre que la principale menace contre la laïcité en France venait de la chrétienté !

 

Ménard n'a RIEN répondu à tout cela. Il a répété en boucle que, mais tout de même, nos racines, notre culture, les églises dans nos village... Il a laissé Arcizet ramener systématiquement au même niveau islam et chrétienté au nom de la laïcité.

 

Et de fait, le piège est là : légalement, il n'y a pas de différence - et bien évidemment les individus comme Arcizet se placent sur ce terrain et y ramènent soigneusement, toujours, le débat - en toute mauvaise foi évidente. Nous aurions aimé que Ménard mette explicitement, et sans ménagement, le nez d' Arcizet dans sa mauvaise foi.

 

Car la loi est une chose, la réalité manifeste du pays en est une autre : et la réalité de notre pays, c'est que sa culture est absolument indiscociable du christianisme - ce à quoi aucune autre religion ne peut prétendre, même de très loin, et surtout pas l'islam.

 

La religion chrétienne, ses églises (aux sens institutionnel et monumental) et toutes ses manifestations, comptent autant culturellement que spirituellement dans ce qui a fait, et fait encore largement, la France. En ce sens, elle est une exception.

 

Une exception culturelle.

 

Et voilà le terrain sur lequel il faut amener le débat, cher lecteur, pour contrer le "légalisme", systématiquement pro-islamique, des Arcizet : le christianisme relève, en tant que religion, en France, de l'exception culuturelle.

 

Accordons lui ce statut, dont la légitimité peut être fondée en cinq minutes par le premier médiocre historien venu - par référendum, par exemple (pour une fois qu'il ne serait pas oeuvre conocratique). A partir de là, la différence légale sera établie avec les autres religions : TOUT deviendra possible, dans la stricte légalité, sans remise en cause du principe de laïcité (puisque la différence sera fondée sur un critère culturel, et non religieux).

 

 

Telle est notre proposition pour nous extraire du piège légaliste.

 

Qui dira que l'on ne peut faire pour le christianisme, qui pendant quinze sciècle a façonné la France, ce que l'on a fait pour notre industrie cinématographique ?

 

Nous en voulons vraiment beaucoup à Ménard d'avoir loupé une si belle occasion de moucher cet Arcizet. Ce dernier s'est même permi de conclure par un "nous sommes donc d'accord", non contredit par Ménard, qui a achevé de brouiller complètement le message - juste avant que l'interview ne s'achève en une espèce de rigolade complice à propos du statut des femmes au grand (pas si grand que ça) orient (ça, oui, vraiment...) de France ( ? ).

 

Néanmoins, l'intention était louable. Incontestablement, les choses bougent...

 

Bob Willard

03/04/2011

Publié dans société

Commenter cet article