Les conséquences inattendues du trading "haute - fréquence"

Publié le par Robert Willard

 

Une grande part des échanges sur les places boursières se font sous forme de "trading haute-fréquence" : il s'agit d'ordres d'achat-vente générés par ordinateurs selon des algoritmes intégrant tout un tas de paramètres (volatilité, risque, etc.). L'horizon de temps moyen est de l'ordre de quelques minutes, voire quelques secondes dans les cas extrèmes.

 Le principe est donc de capter des micro-plus-values à répétition.

 L'aspect "timing" du procédé est si pointu que le délai écoulé entre l'envoi de l'ordre par le trader depuis son terminal et son traitement par les places boursières devient un paramètre critique, et peut suffire à faire la différence entre un trade gagnant et un perdant.

Nous parlons là de millisecondes. Chaque milliseconde, voire microseconde, gagnée dans la transmission des ordres, se répercute directement sur la rentabilité du trading HF.

Cela se traduit d'une manière incroyablement concrète : les traders et les salles de marchés s'arrachent les espaces d'implantation à proximité directe de serveurs des places boursières, pour limiter au maximum la longueur physique du réseau de transport des signaux, et donc leur temps de parcours. Car chaque mètre gagné phsiquement a son équivalent en nano ou picosecondes de transport de signal - c'est-à-dire au final du cash pour le trader.

Curieux retour des choses !

La technologie de pointe nous affranchit chaque jour un peu plus de l'espace, mais elle finit par ficeler les traders aux serveurs des Bourses !

 

Bob Willard

01/04/2010

Publié dans Le saviez-vous

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