Quand Bachelot veut compter nos slips sales

Publié le par Robert Willard

Bonsoir cher lecteur,

 

"BHL en Libye, c'est donc l'assurance que nous allons bientôt entendre parler de génocide, de crimes de guerre et contre l'humanité, qui constituent son fonds de commerce médiatique." , écrivions-nous le 3 mars dernier. Eh bien, nous y voilà : Kadhafi est officiellement poursuivi par la cour pénale internationale pour crime contre l'humanité.

 

Sa fin de vie risque d'être vraiment très compliquée. Va-t-il fuir en sous-marin et rejoindre le Vénézuela ? Ou se tirer une balle dans la tête ? Ou mourir en chargeant les rebelles sabre au clair, en criant "Allah Akbar" ? Ou être capturé et vendu par des traitres de sa garde rapprochée ?

 

Nous verrons... probablement bientôt.

 

En France, nous avons d'autres préoccupations. En autres, celle de favoriser l'"épanouissement des pères dans leur parentalité" en leur imposant un congé paternité équivalent à celui de leurs conjointes - et de rééquilibrer, du même coup de maître, le positionnement homme-femme dans le monde du travail (pour le coût que cela représente, les employeurs financeront, ne vous en faites pas).

 

Vous avez sûrement reconnu le cheval de bataille récemment enfourché par notre Nadine Bachelot nationale. Et vous avez probablement noté aussi comme elle use sans vergogne du droit d'ingérence conocratique pour déclarer inacceptable la répartition des taches ménagères dans les foyers français - à la charge, pour 80% dit-elle, des femmes.

 

(Souvenez-vous qu'un des exercices favoris en conocratie est l'ingérence dans les affaires d'autruis, auxquelles on ne cherche pas à comprendre quoi que ce soit et l'on applique, via terrorisme légal, des schémas et "solutions" préétablies en tout arbitraire.)

 

Soyez-en sûr cher lecteur : bientôt existeront des LOIS qui organiseront cette réparttion. Chacun aura son quota légal de slips sales et de courses chez Auchan. Les slips comporteront un code barre qui sera lu par la machine à laver, et celle-ci identifiera l'opérateur par reconnaissance digitale. Pareille identification aura lieu aux caisses des magasins. Et tout à l'avenant. Sans grande audace nous pouvons imaginer qu'un excédent de slips lavés pourra être monnayé sur un marché ad hoc, à la manière des droits d'émission de CO2.

 

Nouvelles technologies, nouveaux produits financiers, nouvelles structures juridiques contrôlant le bon fonctionnement de ces nouvelles lois : tout cela générera bien entendu renouveau industriel, emplois et croissance - sur fond de parentalité épanouie et de parfaite harmonie ménagère. Et nous vivrons enfin heureux dans le meilleur des mondes.

 

Vive Roselyne ! Vive la France !

 

Robert Willard

le 29/06/11

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