Quel merdier ! (diverses considérations sur l'actualité)

Publié le par Robert Willard

Quel merdier !

 

Que dire d'autre du monde d'aujourd'hui, cher lecteur ?

 

Nous venons de prendre connaissance d'une proposition de loi qui obligerait les producteurs de viande à préciser sur l'emballage le mode d'abattage des bêtes - au motif que trente à soixante pour cent des abattages se feraient déjà selon des critères religieux (entendez : halal), alors que la populaion susceptible d'être concernée n'excède pas dix pour cent.

 

Nous mangeons donc halal, tous, depuis des années, sans le savoir. Et finançons ainsi la mouvance islamiste, via le surcoût engendrée par l'halalitude. 

 

Comment expliquer une telle quantité d'halal relativement à la demande identifiée ? Soit les industriels de la viande ont identifié une grosse source de profits potentiels, et se sont rués sur ce "marché", générant ainsi un excès d'offre (classique sur les marchés naissants) ; soit le chiffre de dix pour cent de consommateurs censément concernés (autrement dit, la population musulmane en France) est très en deçà de la réalité (dans un rapport, au mieux, de un à trois).

 

Dans un cas comme dans l'autre, nous ne voyons que motif de rage et consternation.

 

Voyons voir l'actualité économique  internationale :

 

 La communauté internationale toute entière veut gaver le Portugal et l' Irlande d'aide financière, par crainte d'une défaillance de leur système bancaire. Ils n'en voulaient pas, ils l'auront quand même. L'Espagne, maintenant en ligne de mire, clame sur tous les toîts que, elle, n'a VRAIMENT pas besoin d'aide.

 

Mais souvenez-vous : la Grèce, avant de se soumettre à l'EU et au FMI, nous jurait, via Papandréou, qu'elle n' avait pas besoin d'argent. L'Irlande plus récemment clamait haut et fort qu'elle se passerait de l'aide internationale - avant d'encaisser les chèque du FMI, du FME et même de son voisin Anglais. A présent  Zapatero fait le cacou : soyez sûrs qu'il y passera lui aussi, car les "marchés", qui profitent en premier lieu de ces injections d'argent bidon, veillent à ce qu'il en soit ainsi.

 

Quelle bande de clowns !

 

Et que dire des chamailleries au sein de l' UE pour l'établissement du budget 2011 ? La Commission veut d'avantage de pognon, mais les Etats n'ont plus un rond et ne veulent pas remettre au pot : résultat, on reste sur le budget 2010 et on navigue à vue.

 

Notons que ladite Commission a tout de même réussi, avec l'appui de la Cour Européenne de Justice, à imposer une augmentation de 3,5% des rémunérations des 45.000 fonctionnaires européens - contre l'avis majoritaire des Etats.

 

A part les employés du seteur financier, qui a vu sa fiche de paie s'étoffer pareillement cette année - année de toutes les politiques d'austérité, coupes budgétaires et autres régimes amincissants drastiques ?

 

Nous vous avons beaucoup parlé de Pétain ces deniers temps, cher lecteur. Nous vous invitons à méditer sur les similitudes existant entre notre époque et celle des années trente : déliquescence des meurs, cacophonie politique, anarchie financière, économie en berne...

 

Comment sortirons-nous de ce merdier cette fois ?

 

Bob Willard

26/11/2010

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans société

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Alain 26/11/2010 17:27


Nous ne maîtrisons rien d'un sytème financier dont nous n'aperçevons vaguement qu'une arête. Rien de ce qui se trame dans cet immonde cloaque ne nous parvient, sinon quelques bribes qui suffisent à
nous écoeurer. Tout cela me fait penser à une tumeur, énorme, gonflée, qui commence à transpirer. Elle va bien finir par crever la bête immonde, et là on risque d'être un peu éclaboussés.Qui peut
prédire à ce jour ce qui se passera ? En tous cas sûrement pas les bouffeurs de hamburgers hallal...