Retournement de tendance ou correction technique?

Publié le par Robert Willard

En trading, lorsqu'un titre évoluant jusqu'à présent à la hausse se met à baisser, on attribue à cette baisse deux natures possibles : il s'agit soit d'une simple "correction technique", qui va donner à la courbe d'évolution son aspect dentelé sans remettre en cause le mouvement général haussier (autrement dit : ça va repartir) ; soit d'un "renversement de tendance", initiant une baisse sévère et durable invalidant la tendance haussière qui prévalait auparavant (autrement dit : sauve qui peut ! ) .

 

Nous assistons ces derniers temps à des manifestations inhabituelles, en matières sociale et politique - qui vont à l'encontre de la tendance que nous subissons depuis de très nombreuses années.

 

Nous avons ainsi pu voir il y a deux jours, chose proprement stupéfiante, présenté au journal de 20h de la première chaîne publique, un graphique associant taux de délinquance et origine ethnique.

 

Ce graphique enfonçait une porte béante, en nous révélant qu'il y a proportionnellement beaucoup plus de délinquants issus des populations immigrées que français de souche - de ce point de vue, il ne présentait aucun intérêt. Peut-être même était-il contestable dans les chiffres qu'il présentait. Allons plus loin : peut-être même n'y a-t-il pas plus de délinquants immigrés que non-immigrés (en proportion).

 

Là n'est pas ce qui nous occupe. Ce qui est extraordinnaire, c'est le simple fait de pouvoir en discuter. Et de quelle manière : à l'aide de chiffres et références à des origines ethniques parfaitement explicites, durant le 20h de France2 !

 

Ce bonheur survenant dans la foulée des expulsions de Roms illégalement présents sur notre territoire, et des déclarations officielles comme quoi la France n'avait pas vocation à accueillir ces gens dont personne par ailleurs ne veut, il nous faut bien constater comme un début de vent de changement...

 

Parallèlement à ça, nous répondons effrontemment à la Commision Européenne lorsqu'elle nous menace, que ce soit pour l'affaire des Roms ou, plus récemment, pour nous contraindre à supprimer la taxe touchant les opérateurs télécoms, instaurée pour compenser le manque à gagner dû à la disparition de la publicité sur les chaînes publiques.

 

Il est intéressant de trouver comme point commun à tout cela comme un renouveau de sentiment national, pour ne pas dire nationaliste : le besoin de se retrouver "entre nous", sans être emmerdés par des voyous roms, beurs, blacks qui clâment ouvertement leur mépris de la France, ou par le ramadan et autre fête bruyante des voisins musulmans (pour ne parler que de l'aspect  festif), ou par les injonctions d'on ne sait trop qui (ça change tout le temps, et ils sont trop nombreux) en provenance de Bruxelles.

 

Eh oui cher lecteur : ce qui était supportable en temps de prospérité (factice, car à crédit), ne l'est plus à présent (qu'il faut payer la facture). Il s'opère comme un retour aux fondamentaux...

 

A moins qu'il ne s'agisse que d'une "correction technique" sans lendemain, une de ces effervescences qui s'emparent des opinions à l'approche des élections présidentielle - simple agitation programmée par les équipes de communications des futurs candidats.

 

Nous verrons.

 

Robert Willard

le 01/10/2010

Publié dans société

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